Le lien entre Quimper et la fabrication textile débute au Moyen Âge et prend son essor au XVIIe siècle : la Cornouaille s’affirme alors, avec Nantes et Morlaix, comme un haut lieu de la production de « toiles de Bretagne » ou « crées ». Il ne s’agissait pas de simples étoffes, mais de véritables richesses convoitées à l’export, notamment par l’Angleterre et l’Espagne (“Histoire de Bretagne” par J. Kerhervé, éditions Ouest-France).
- Chiffre marquant : En 1789, ce sont environ 60 000 personnes en Basse-Bretagne qui vivent de l’activité textile (source : Musée Départemental Breton, Quimper).
- À Quimper même, la « Grande Rue » (actuelle rue Kéréon) regorgeait d’ateliers de tisserands et de marchands-drapiers, témoignage urbain d’un âge d’or du tissu.
Mais le XIXe siècle, avec l’industrialisation à l’anglaise, puis la concurrence du coton, signe peu à peu le déclin de cette activité. Si les filatures et ateliers ferment – la dernière filature du Steir s’éteint en 1932 –, des traces autres subsistent, murmurées par les pierres, les collections et de rares savoir-faire préservés.