Le bois est partout en Cornouaille : dans les maisons à pans de Quimper, dans les barques traditionnelles naviguant sur l’Odet, et surtout dans les mains expertes des artisans ébénistes, luthiers ou sabotiers.
Saboterie : l’art de la robustesse
Autrefois, la fabrication de sabots est une ressource essentielle pour les paysans. Dans l’agglomération quimpéroise, trois communes comptaient encore des sabotiers jusque dans les années 1960. La saboterie Merrer à Plogonnec, fondée en 1906, fabrique encore sur commande des modèles ornés de motifs typiques ou "brodés" dans le bois, perpétuant un savoir transmis sur cinq générations.
- Chaque paire nécessite sept essences différentes pour respecter la tradition et l’usage souhaité (frêne, aulne, châtaignier…)
La lutherie bretonne, un art vivant
Dans la région, le chant breton a besoin de ses instruments : la bombarde, la cornemuse et la harpe celtique. Plusieurs ateliers perpétuent une fabrication artisanale d’exception : les Ateliers Jorj Bothorel, à Quimper, façonnent depuis 1981 des bombardes "sur-mesure", reconnues jusque dans les cercles celtiques internationaux. Pour une bombarde, il faut parfois 30 heures de travail, du choix de l’ébène ou du buis au réglage du pavillon.
La harpe celtique, quant à elle, connaît un renouveau depuis les années 1970, avec des artisans comme Claude Bioley qui produisent des instruments exportés aujourd’hui au Japon et aux États-Unis (source : Ouest-France, 2022).