Il suffit de se promener dans les rues du vieux Quimper pour entendre, ça et là, un salut en breton, ou croiser un panneau bilingue à l'angle d’une place pavée. La langue bretonne n’a rien d’une relique : elle s’infiltre dans le quotidien, faisant partie intégrante de l’identité cornouaillaise.
Les racines du breton à Quimper remontent à l’époque médiévale, quand la ville était l’un des principaux centres du pouvoir et de la vie religieuse de Basse-Bretagne. Déjà, le breton résonnait sous les voûtes de la cathédrale Saint-Corentin et dans les marchés. Jusqu’au XIXe siècle, il était la langue maternelle de la grande majorité des habitants (source : Université de Rennes 2).
On estime encore qu’en 1914, huit Cornouaillais sur dix comprenaient ou parlaient le breton. Mais dès la fin du XIXe siècle, la politique d’unification linguistique de la France dévalorisa peu à peu son usage, en particulier via l'école. Pourtant, loin de disparaître, le breton résista, notamment grâce à son ancrage dans la vie rurale et maritime (source : France Culture).