La première identité de Locronan, c’est son nom, hérité d’un moine irlandais, Ronan, venu christianiser la Cornouaille au VIe siècle. La légende raconte que le saint, désireux de solitude, s’établit au pied du bois du Nevet, où se dresse aujourd’hui le village. La présence du saint n’est pas anecdotique : toute la spiritualité et la renommée de Locronan sont liées à son aura, et à la ferveur des pèlerinages qui animent le bourg.
Son statut de « ville-sanctuaire » a rapidement fait de Locronan un haut lieu du Moyen Âge breton. Dès le XVe siècle, le village devient prospère grâce au tissage des toiles de lin, particulièrement recherchées pour la fabrication des voiles. Ce commerce enrichit ses habitants, qui édifient alors des demeures cossues et l’église Saint-Ronan, achevée en 1485. Selon la base Mérimée [source], c'est un pur joyau gothique flamboyant où s’admirent vitraux, boiseries sculptées et retables polychromes.
L’histoire de Locronan, ponctuée de tourments, de foi et de commerce, laisse un héritage unique qui se ressent encore à chaque coin de rue.